La Semaine européenne de la vaccination (SEV) a été créée en 2005 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle se déroule aujourd’hui dans près de 200 pays dans le monde.
L’actualité épidémiologique rappelle l’importance de la vigilance : coqueluche en 2024, grippe cet hiver, recrudescence de cas de rougeole et méningites actuellement.
VACCINATIONS OBLIGATOIRES CHEZ LES NOURRISSONS NÉS DEPUIS LE 1ERJANVIER 2018
Ces vaccins sont exigées pour l’entrée en collectivité .
DTCaPHibVHB (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infection à Haemophilus influenzae b, hépatite B) : Cette vaccination se fait par un seul vaccin qui protège contre ces 6 maladies. Elle se fait en 2 doses : une à l’âge de 2 mois et une à l’âge de 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois.DTCaP : Pour maintenir l’immunité, un rappel diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite à l’âge de 6 ans est indiqué.
Pneumocoque : La vaccination contre les infections invasives à pneumocoque se fait en 2 doses une à l’âge de 2 mois et une à l’âge de 4 mois suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois.
ROR (rougeole, oreillons, rubéole) : La vaccination se fait par le vaccin ROR, qui protège à la fois de la rougeole, des oreillons et de la rubéole. Le vaccin est effectué en 2 doses, une à l’âge de 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois.
Méningocoques B et ACWY : (vaccinations obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2023)
- La vaccination contre les infections invasives à méningocoque B se fait avec deux doses : une à l’âge de 3 mois et une à l’âge de 5 mois suivies d'une dose de rappel à l’âge de 12 mois.
- La vaccination contre les méningocoques C a été remplacée par la vaccination contre les infections invasives à méningocoques ACWY avec une dose à l’âge de 6 mois et une dose de rappel à l’âge de 12 mois.
VACCINATIONS RECOMMANDÉES
La vaccination contre les gastroentérites à rotavirus est recommandée depuis juin 2022. Le vaccin est administré par voie orale (par la bouche) entre 2 et 4 mois, en deux ou trois prises suivant le vaccin.
Protection contre la bronchiolite/Infection à VRS : dans les cas où la vaccination de la femme enceinte n’a pas été réalisée il est recommandé d’administrer les anticorps monoclonaux au bébé après la naissance.
Pour plus d'informations, parlez-en à votre professionnel de santé.
VACCINATIONS
ADOLESCENTS ET JEUNES ADULTES (11 À 26 ANS)
RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) : Un rappel du vaccin dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) est indiqué entre 11 et 13 ans.
Infections à Papillomavirus humain (HPV) : Elle est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans en deux doses de vaccin. Rattrapage : Pour tous les jeunes (filles et garçons) de plus de 14 ans non vaccinés, le rattrapage peut être réalisé jusqu’à 26 ans révolus, 3 doses sont alors nécessaires.
Méningocoques ACWY La vaccination contre les infections invasives à méningocoques ACWY est recommandée chez tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans, selon un schéma à une dose. Elle se fait quels que soient les vaccins contre les méningocoques reçus dans l’enfance. Ce vaccin peut être administré en même temps que les autres vaccins de l’adolescence.Rattrapage : Dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination ACWY est recommandée entre 15 et 24 ans avec une dose.
Campagnes de vaccinations en milieu scolaire : Depuis la rentrée 2023, la France propose aux élèves de 5ᵉ une campagne de vaccination gratuite contre les papillomavirus humains (HPV), responsables chaque année de milliers de cancers évitables. En 2025, cette campagne s’élargit avec l’ajout du vaccin contre les méningocoques ACWY.Cette campagne, entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie, se déroule directement dans les collèges publics et privés volontaires, avec des temps de vaccination planifiés entre les mois de janvier et juin. Les séances sont organisées sur le temps scolaire par des équipes de professionnels de santé, dans un cadre sécurisé et encadré.Pour que l’enfant puisse bénéficier de ces vaccinations, les parents doivent simplement remplir une autorisation écrite ou digitale et présenter le carnet de santé le jour de la vaccination.Pour plus d’informations, accédez aux outils concernant la vaccination HPV et Méningocoques ACWY ici.
Méningocoque B La vaccination contre les méningocoques B est possible chez les personnes âgées de 15 à 24 ans. Deux à trois doses sont nécessaires selon le vaccin utilisé.Tableau synthétisant l’ensemble des recommandations vaccinales contre les méningocoques B et ACWY
VACCINATIONS à l'âge adulte de 26 à 64 ans
RECOMMANDATIONS GENERALES
dTcaP : Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche : A l’âge adulte, les rappels se font tous les 20 ans aux âges fixes de 25 ans, 45 ans, 65 ans, et à partir de 65 ans les rappels se font tous les 10 ans (75 ans, 85 ans...) en raison de l’immunosénescence.
RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES
Grippe saisonnière : Cette vaccination est recommandée chaque année à l’automne, pour les personnes à risque de forme grave : les personnes atteintes d’une maladie chronique sévère et/ou d’obésité, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ou tout personne en contact étroit avec une personne fragile dans son entourage. Covid-19 : Cette vaccination est recommandée chaque année à l’automne, pour les personnes à risque de forme grave : les personnes atteintes d’une maladie chronique sévère et/ou d’obésité, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ou tout personne en contact étroit avec une personne fragile dans son entourage. Hépatite A : Pour les personnes atteintes de mucoviscidose ou d’une maladie chronique du foie et pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Une vaccination rapide peut être également recommandée pour l’entourage familial d’une personne atteinte d’hépatite A, ou vivant sous le même toit que cette personne. La vaccination est également recommandée au sein d’une communauté en situation d’hygiène précaire, en présence d’un cas d’hépatite A. Hépatite B : Pour les adultes non vaccinés et exposés à un risque accru de contamination :
- ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
- usagers de drogues injectables ;
- susceptibles de recevoir des transfusions ou des médicaments dérivés du sang (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, etc.) ;
- candidats à une greffe d’organe, de tissu ou de cellules
- détenus ou anciens détenus en prison ;
- entourage ou partenaires sexuels d’une personne infectée par le virus de l’hépatite B ou porteuse chronique de l’antigène HBs.
Varicelle : La vaccination contre la varicelle est recommandée uniquement pour :
- Toute personne sans antécédent de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, en contact étroit avec des personnes immunodéprimées (les sujets vaccinés doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d'éviter les contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours) ;
- Les personnes en attente de greffe, dans les six mois précédant une greffe d’organe solide, sans antécédent de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative (avec deux doses à au moins un mois d’intervalle).
GROSSESSE ET PROJET DE GROSSESSE
Avant la grossesse :
Coqueluche Un rappel vaccinal contre la coqueluche est recommandé pour tous les adultes de 25 ans (avec rattrapage jusqu’à 39 ans). Bien que moins efficace pour protéger les nourrissons que la vaccination de la femme pendant la grossesse, la vaccination des adultes non vaccinés au cours des dix dernières années et ayant le projet d’avoir un enfant est à recommander aux femmes qui ne voudraient pas se faire vacciner pendant leur grossesse. Dans un contexte de recrudescence marquée de la coqueluche en France depuis le début de l'année 2024, avec un nombre de décès particulièrement élevé chez les nouveau-nés et les nourrissons, les recommandations faites par la HAS en juillet 2024 restent en vigueur en 2025 :
- Un rappel est recommandé aux les adultes âgés de plus de 25 ans dans l’entourage du nouveau-né si la mère n’a pas été vaccinée pendant la grossesse, ou si elle a accouché moins d’un mois après la vaccination : ils recevront une dose de rappel de vaccin dTcaPolio si leur dernière vaccination coquelucheuse remonte à 5 ans ou plus.
- La vaccination contre la coqueluche est recommandée pour les professionnels ayant une injection datant de plus de 5 ans dans le cas d’une urgence sanitaire (contexte épidémique et un risque de grands rassemblement favorisant une grande circulation de la coqueluche).
Rubéole : La vaccination contre la rubéole est particulièrement recommandée pour les jeunes femmes ayant un projet de grossesse, non vaccinées et nées avant 1980. La vaccination consiste en une dose de vaccin rougeole-oreillons-rubéole. La vaccination n’est pas nécessaire si une analyse de sang montre la présence d’anticorpscontre la rubéole. Une grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination.Varicelle : La vaccination est recommandée pour toutes les femmes en âge de procréer qui n’ont pas eu la varicelle et ne sont donc pas naturellement immunisées ou dont on n’est pas certain qu’elles aient eu la varicelle, surtout si elles ont un projet de grossesse. Une analyse de sang préalable (sérologie) peut être réalisée afin de rechercher la présence d'anticorps et confirmer (ou non) la nécessité de la vaccination.
Pendant la grossesse
Grippe saisonnière : Cette vaccination est recommandée chez la femme enceinte, quel que soit le trimestre de grossesse.
COVID-19 : cette vaccination est recommandée dès le premier trimestre de la grossesse.
Coqueluche : cette vaccination est recommandée à partir du 2e trimestre et de préférence entre les semaines d’aménorrhées 20 et 36. La vaccination contre la coqueluche doit être effectuée à chaque grossesse et peut être réalisée avec un vaccin tétravalent (dTcaP). Une femme ayant reçu un vaccin contre la coqueluche avant sa grossesse doit également être vaccinée pendant la grossesse afin de s'assurer que suffisamment d'anticorps soient transférés au fœtus pour le protéger dès sa naissance.
Bronchiolites à VRS : L’épidémie de bronchiolite à VRS (virus respiratoire syncitial) débute à l’automne et se termine vers la fin de l’hiver. Chaque année, un nourrisson sur trois fait une bronchiolite. Pour le protéger d’une forme grave, en complément des gestes barrières, deux options sont possibles pendant la campagne d’immunisation (organisée en général entre septembre et janvier) : vacciner la mère pendant la grossesse ou donner au bébé un traitement préventif à sa naissance.
SENIORS (À PARTIR DE 65 ANS)
COVID-19 : La vaccination est recommandée à l'ensemble des personnes de 65 ans et plus chaque automne. Au printemps, une dose supplémentaire est recommandée aux personnes âgées de 80 ans et plus, aux résidents d’EHPAD et USLD, et aux personnes immunodéprimées quel que soit leur âge.Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite : Rappel à 65 ans, puis tous les dix ans.Pneumocoque : Recommandation vaccinale pour tous les 65 ans et plus. Grippe saisonnière : Vaccination chaque année pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.Zona : Pour toutes les personnes à partir de 65 ans. Bronchiolites / infections à VRS : Pour l'ensemble des personnes de 75 ans et plus, et chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques (particulièrement BPCO) ou cardiaques (particulièrement insuffisance cardiaque).
RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES
Coqueluche : Cette vaccination est recommandée dans une stratégie de cocooning (dans le cas où la mère n'a pas été vaccinée au moins un mois avant l'accouchement) pour les adultes non vaccinés au cours des cinq dernières années faisant partie de l’entourage d’une femme enceinte ou d’un nourrisson de moins de 6 mois, pour le protéger de la coqueluche.
Varicelle : Pour les adultes qui n’ont pas eu la varicelle, et ne sont donc pas naturellement immunisés ou dont on n’est pas certain qu’ils aient eu la varicelle, la vaccination est recommandée :
- chez toute personne dans l’entourage proche d’une personne atteinte de varicelle (dans les trois jours suivant l’exposition) ;
- chez toute personne étant en contact étroit avec des personnes immunodéprimées.
